Lait et cancer : l’amour vache ?

Extrait :

La consommation de lait de vache favoriserait l’apparition de certains cancers.
Vrai. Des études ont montré que les grands buveurs de lait font plus de cancers de la prostate. Probablement parce que le lait contient des facteurs de croissance, pouvant de toute évidence faire croître les tumeurs. (Ce sont ces mêmes facteurs de croissance qui font prendre 250 kilos en 18 mois à un veau !) Le problème vient également de l’alimentation actuelle des vaches, composée le plus fréquemment d’ensilage contenant des pesticides, et des excès d’oméga-6 pouvant augmenter la teneur en xéno-oestrogènes dans le lait. Ces hormones ont une incidence sur les cancers hormono-dépendants, comme celui de la prostate, mais aussi du sein, de l’ovaire et du corps de l’utérus. C’est d’ailleurs même encore plus vrai pour le cancer du sein, car le lait est aussi très riche en acides gras trans, augmentant encore les risques pour ce cancer. Quant à l’impact du lait sur tous les autres cancers, les études manquent. Mais les facteurs de croissance pouvant agir sur les tumeurs, en général, il y a des raisons de se méfier.

Article complet sur le site de La Maison du Cancer

LE RÉGIME CÉTOGÈNE : LES MALADIES CONTRE LESQUELLES IL PEUT AGIR [Thierry Souccar]

Extrait :

Épilepsie

Le régime cétogène est utilisé à des fins thérapeutiques depuis plus de 90 ans. Il a été la norme en matière de traitement des crises d’épilepsie jusqu’à la mise au point de médicaments dans les années 1950. Malheureusement, les médicaments ne sont pas efficaces chez tous les patients : 30 à 40 % des malades sont atteints de formes d’épilepsies dites réfractaires. Sous l’impulsion du Dr John Freeman de l’université John Hopkins (Etats-Unis), le régime cétogène a été remis au goût du jour. Le Dr Freeman a montré qu’il pouvait réduire les crises de 50 à 90 %. Il a également noté que les enfants présentaient moins d’effets secondaires en suivant la diète cétogène qu’en prenant des médicaments antiépileptiques. (En France, plusieurs services de neuro-pédiatrie proposent des régimes cétogènes.)

Article complet sur le site de Thierry Souccar : http://www.thierrysouccar.com/sante/info/le-regime-cetogene-les-maladies-contre-lesquelles-il-peut-agir-2538

Un petit déjeuner qui remonte le moral

Gros coup de blues depuis hier soir : j’ai appris par un ami que sa petite sœur est atteinte d’un cancer du myélome. À moins de 50 ans 😦

Pour info, il semblerait que nous soyons en 1ère ligne sur cette pathologie, aux Antilles, c’est même écrit sur Wikipédia :

Les causes du myélome multiple sont mal comprises. L’exposition à certains organochlorés (chlordecone utilisé comme pesticide par exemple) semble être un des facteurs de risque. Ainsi par exemple, en Martinique, une analyse du risque de cancer (par zones) commandée par l’InVS a conclu à une « surincidence statistiquement significative du myélome multiple5 » chez l’homme adulte résidant dans la zone où le chlordecone a été le plus utilisé et serait encore le plus présent dans les sols (selon le BRGM). En outre, le gradient de l’incidence du myélome augmentait peu à peu des zones supposées les moins polluées à celles qui le sont potentiellement le plus5

La nuit n’ayant pas effacé la tristesse, je me suis concocté un petit déjeuner sur mesure pour me remonter le moral, tout en restant bon pour la santé (cliquez sur les liens pour accéder aux propriétés de chaque ingrédient) :

– 1 1/2 bananes bien mûres, pour faire le plein de dopamine
– le jus d’un demi citron vert, alicament polyvalent
– 2 dattes, pour les fibres
– une cuillère à soupe de graines de chia, riches en oméga 3 et 6
– une cuillère à café bombée de cacao non sucré, pour ses vertus anti-oxydantes (en version crue ce serait mieux, mais je n’en ai pas encore trouvé ici)
– une cuillère à soupe d’huile de coco (alimentaire et bio, bien sûr), pour le goût et ses nombreuses vertus
– une bonne pincée de cannelle, pour le goût et les vertus anti-oxydantes
– une demi poignée d’amandes et de noix de cajou, pour un aspect croquant en bouche (sources de bon gras, surtout qu’elles sont bio et crues, mais comme la recette comporte déjà du cacao et de l’huile de coco, il vaut mieux ne pas abuser dessus)

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Mixez les bananes avec le jus de citron, le cacao, la cannelle, l’huile de coco, les dattes et les graines de chia (les miennes étaient pré moulues mais ce n’est pas une obligation). Versez dans une coupelle, parsemez des amandes et des noix de cajou concassées (ou légèrement mixées, dans mon cas). A déguster immédiatement pour démarrer la journée du bon pied, même avec un coup de blues…

Vous n’êtes pas obligés d’avoir tous les ingrédients sous la main, adaptez la recette selon ce que vous avez sous la main. Quelques idées de substitution :

  • Bananes : pommes, poires (bio dans les deux cas, surtout chez nous, aux Antilles, où ces fruits sont importés), papaye, mangue ou pêche, abricot, selon l’endroit où vous vivez (et en suivant les saisons, de préférence)
  • Jus de citron : orange (si vous supportez bien, sinon ça peut secouer un peu en période de détox)
  • Cannelle : quatre-épices, muscade, cardamone, gingembre (en poudre, mais vous pouvez essayer frais, si vous supportez bien)
  • Huile de coco : beurre de cacahuète, purée d’amandes ou de noix de cajou
  • Dattes : figues, abricots ou autres fruits séchés
  • Graines de chia : graines de sésame, de tournesol, de courges, de lin ou de psyllium (si vous recherchez un effet additionnel sur votre transit)
  • Amandes, noix de cajou : noisettes, noix du Brésil, noix de macadamia, noix de Grenoble, etc… Ou aussi de la noix de coco rapée, pour un effet « Bounty » 😛

La prochaine fois, je ne mixerai que la moitié des fruits, et je mélangerai l’autre moitié coupée en dés, afin d’avoir plus de croquant en bouche.

Henri Joyeux: « Un cancer sur deux lié à de mauvaises habitudes alimentaires »

Le professeur Henri Joyeux, invité de l’émission Bourdin Direct – © BFMTV
Chirurgien et cancérologue, auteur de Changez d’alimentation, Henri Joyeux était vendredi l’invité de BFMTV et RMC. Ou comment vivre mieux en modifiant nos pratiques alimentaires.

Le cancérologue Henri Joyeux était l’invité de BFMTV et RMC, ce vendredi matin. Le cancérologue, auteur de Changez d’alimentation, a expliqué à quel point l’alimentation est importante pour notre santé.

#Le coup de gueule: la mal bouffe en ligne de mire

« Un cancer sur deux est lié à de mauvaises habitudes alimentaires », assure le professeur à la faculté de médecine de Montpellier. Selon lui l’important est de retrouver l’envie de « manger mieux et meilleur », sans suivre à proprement parler un régime qui se doit d’être limité dans le temps.

Pour apprécier pleinement son alimentation, la mastication et la production de « litres de salive » sont primordiales, souligne-t-il.

Suite de l’article et vidéo ici : http://www.bfmtv.com/societe/henri-joyeux-1-cancer-sur-2-du-a-de-mauvaises-habitudes-alimentairesbr-843643.html

Mon régime paléo du troisième millénaire

Vous êtes sans doute nombreux à avoir entendu parler du régime paléolitique, du régime Seignalet ou du régime hypotoxique. Les hommes et femmes qui défendent ce régime ont un raisonnement très simple, et imparable : l’homme de Cro-Magnon était « frugivore-omnivore », et l’homme d’aujourd’hui l’est encore…

En 40 000 ans, notre code génétique n’aurait évolué que de 0,02% selon les antropologues. Or nos comportements alimentaires d’aujourd’hui ne sont plus du tout en phase avec notre passé génétique. C’est ce qui provoquerait, selon les tenants du régime « paléo », un nombre impressionnant de maladies, notamment les maladies inflammatoires, cancer en tête.

Revenons au régime paléo pour éviter les maladies chroniques et le cancer nous dit-on. Soit, mais l’appliquer n’est pas si facile.

Cro-Magnon au menu

Cro-Magnon (-35 000 à -10 000 ans) était plus cueilleur que chasseur. Le quotidien de cet individu était aux deux tiers fait de fruits, de légumes, de plantes, de racines, baies et  noix. L’ancêtre de Cro-magnon, notre ancêtre à tous, homo habilis, était un charognard. Il se nourissait de la moëlle et de la cervelle que les prédateurs laissaient sur les carcasses. Cro-magnon, lui, chassait, mais le gibier était rare et surtout, saisonnier…

Sur la base d’un apport journalier de 3 000 calories, les gens du Paléolithique ingurgitaient 3 à 10 fois plus de vitamines que nous. En particulier de vitamine C (en comparaison les apports conseillés aujourd’hui paraissent minables). En fait les ancêtres de Cro-Magnon ont mangé tellement de vitamine C que leur organisme a cessé d’en métaboliser pour consacrer l’énergie ainsi dépensée à d’autres fonctions parmi lesquelles la construction de ce super-cerveau qui nous distingue des autres espèces.

Cro-Magnon absorbait aussi plus de calcium et de potassium, peu de sel, peu de sucres et des bons, et il aimait la bonne chair : un tiers de son alimentation provenait de la chasse et de la pèche. De la bonne viande, peu grasse. Ce n’était pas son quotidien mais il n’en était pas moins partiellement carnivore.

Juste après Cro-Magnon, le Néolithique a vu naître la première grande révolution alimentaire avec la révolution agricole, l’apparition des céréales et des produits laitiers. Des problèmes de santé inédits ont alors fait irruption. L’homme a perdu en taille, en vigueur, et les premières maladies infectieuses sont apparues via la promiscuité des élevages ainsi que les caries et les premières maladies chroniques. L’espérance de vie, qui atteignait 30-35 ans (à l’âge de 20 ans) au Paléolithique est tombée au Néolithique aux alentours de 25 ans.

Au siècle passé (hier sur l’échelle de l’évolution) un deuxième bouleversement, consécutif à la révolution industrielle, a chamboulé nos habitudes alimentaires. En 50 ans, nous avons totalement modifié notre alimentation. En moins de 10 générations, nous avons complètement piétiné les bases alimentaires des 85 000 générations qui nous ont précédés depuis l’apparition de l’Homme sur terre.

Le régime paléo contre le cancer
et les maladies chroniques

L’idée de rester dans la lignée des siens, de synchroniser notre manger avec nos gènes me plaît bien et me semble des plus raisonnables. Je ne suis ni de Crète ni d’Okinawa et bien que ces deux modes aient du bon, je préfère écouter la petite musique de mon ADN et privilégier le régime paléo que le Dr Seignalet, après l’avoir revisité, a érigé au rang de « 3ème médecine ».

Si le régime paléo mérite d’être adopté c’est en deux mots parce qu’il libère les malades de la souffrance chronique, entraîne de vraies rémissions, et prévient la plupart des maladies de civilisation.

Mais les bénéfices du régime sont beaucoup plus larges : perte de poids, amélioration de l’état de santé en général, disparition de la fatigue (plus d’énergie), disparition des problèmes de digestion et des reflux d’acidité, dégagement des sinus, disparition des raideurs matinales, normalisation des fonctions intestinales (chez certaines personnes).

Il permet de prévenir plusieurs maladies : maladies cardiovasculaires, ostéoporose, diabète de type 2, hypertension, hypertriglycéridémie, obésité.

Il apporte un soulagement dans certaines maladies auto-immunes : maladie coeliaque, dermatite herpétiforme, arthrite rhumatoïde, sclérose multiple, syndrome Gougerot-Sjögren…

Quand je parle des bénéfices sur une centaine de maladies, il faut surtout dire qu’il prévient de façon spectaculaire les cancers, ce qui a été démontré empiriquement.
Ce qui est permis, et ce qui ne l’est pas

Grosso modo, est préconisé dans le régime paléo tout ce que le chasseur-cueilleur préhistorique pouvait glaner et transpercer dans la nature.

Retrouvez l’article complet sur Alternative Santé

Intérêt des jus de légumes contre le cancer

jus-legumes-anti-cancerQuel est l’intérêt des jus de légumes ? Vaste question… Avant tout beaucoup de vitamines et d’antioxydants. Les vitamines sont ici associées aux polyphénols, les caroténoïdes sont tous présents (pas uniquement du bêta-carotène), ce qui fait toute la différence face aux gélules de vitamines – souvent de synthèse – et largement critiquable. Ainsi, quand on dit que la vitamine C naturelle est plus active que celle de synthèse, ce n’est pas parce que la molécule est différente, mais parce que cette vitamine C naturelle est toujours associée aux polyphénols.

Autre exemple : la prise de bêta-carotène peut augmenter le risque de cancer chez le fumeur parce qu’il est souvent de synthèse et donné seul, sans l’alphacarotène qui est le caroténoïde le plus important. Dans les jus de légumes, on trouve tous les caroténoïdes avec une répartition très équilibrée.

Voilà pourquoi les jus de légumes seront toujours supérieurs aux gélules de vitamines.

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